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Le ravitaillement en vol (1/2) |
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C’est le 21 novembre 1921, en Californie, que le premier ravitaillement en vol à vraisemblablement eu lieu. Des cascadeurs passaient d’un avion à l’autre pour verser le contenu d’un bidon d’essence dans le réservoir de l’avion receveur. Après ces quelques tentatives acrobatiques, où l’on essayait d’établir des records d’autonomie, on trouve le moyen de transférer le carburant grâce à un tuyau que le pilote insérait dans l’ouverture d’avitaillement. Malgré ces essais et l’invention d’un procédé sûr, le ravitaillement en vol fut étrangement non utilisé pendant la seconde guerre mondiale. Pourtant, les chasseurs n’avaient pas d’autonomie suffisante pour escorter les bombardiers dans leurs missions au-dessus de l’Allemagne. |
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Aujourd’hui, le ravitaillement en vol est nécessaire pour les très longues missions notamment pour les avions de chasse qui doivent rejoindre un théâtre d’opération à grande distance, les bombardiers stratégiques pour atteindre leur cible ou le maintien en vol de certains avions au-dessus d’un territoire hostile, pour une patrouille ou mission d’intelligence électronique. Enfin, ce procédé est largement utilisé afin de convoyer les avions. Il existe plusieurs techniques de ravitaillement : - Une perche rigide rétractable commandée par un opérateur (boom) venant s’encastrer dans un raccord femelle de l’appareil ravitaillé. - Ce même système, se terminant par un tuyau souple (hose) et un panier (drogue) en forme d’entonnoir dans lequel l’avion ravitaillé vient placer sa propre perche de ravitaillement - Un ou plusieurs tuyaux souples (enroulés dans une nacelle au repos) terminés par un panier entonnoir stabilisé aérodynamiquement dans lequel l’avion ravitaillé vient placer sa propre perche de ravitaillement escamotable. En temps de paix, des zones sont attribuées où un ravitailleur reste en hippodrome et attend les avions qui doivent respecter leur créneau de 15 ou 20 minutes. Ces zones, appelées « axes de ravitaillement » sont activées pendant 1h30 à 2h. Pendant les convoyages, le ravitailleur et les chasseurs effectuent le même trajet et choisissent en préparation du vol les secteurs qui seront utilisés pour le ravitaillement. Pendant les opérations extérieures et lors de missions opérationnelles, un point de rendez-vous précis et un créneau sont décidés dans un espace dans la mesure du possible « protégé ». Le ravitaillement en vol est un exercice délicat. C’est le seul moment où deux avions sont en contacts en vol. Cela nécessite une extrême rigueur dans les procédures et une certaine souplesse du pilote... J. Troy le 07/04/2008 Seconde partie à suivre lors de la prochaine mise en ligne de la rubrique Défense
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