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La Permanence Opérationnelle |
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Garant de l’espace aérien français, l’Aéronaval et principalement l’Armée de l’Air ont une réelle mission opérationnelle en temps de paix. Des hélicoptères ou des chasseurs répartis sur l’ensemble de l’hexagone sont prêts à décoller à tout moment afin d’assurer des missions d’assistance en vol ou d’interception des aéronefs.
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Le Centre National des Opérations Aériennes (CNOA), situé sur la Base Aérienne de Lyon, est le principal acteur de cette mission prioritaire. Son objectif est de connaître à tout moment ce qui vole au dessus du territoire national. Si un doute persiste, et avec l’accord de la haute autorité de la défense aérienne (HADA), il ordonnera au pilote en alerte de décoller dans les plus brefs délais en coordonnant l’intervention. L’HADA suivant la gravité de l’opération en réfère au cabinet du premier ministre. La chaîne de la défense aérienne est bien huilée pour ne perdre aucun temps car souvent le temps imparti est réduit. Le pilote dans son appareil de combat se fera le relais des « yeux et du bras armé » du premier ministre. Ces missions de sûreté aérienne peuvent être de plusieurs natures : limiter les infractions au code de l’aviation civile, porter une assistance en vol aux appareils en détresse ou en difficulté, et intervenir dans un cadre de mesures d’identification, de contrôle, de surveillance ou d’interception. Les principales interventions sont dues à des pertes de contact radio et les appareils sont donc classés « ayant un comportement douteux ». Les escadrons de Mirage F1CT, Mirage 2000C, Mirage 2000-5 et Rafale Marine et Armée de l’Air, se relaient pour prendre la PO 1. Cela consiste à assurer la « Police du Ciel » toute l’année 24/24h selon une procédure extrêmement bien rodée. 6 mécaniciens et 2 pilotes sont « à l’alerte » pendant une semaine sur chacune des 4 bases aériennes réparties sur l’ensemble du territoire. Ils sont retranchés dans des hangars et des préfabriqués où ils vont attendre l’alerte sonore et lumineuse qui indique soit un exercice, soit une mission réelle de mesure de sûreté aérienne (comme un avion en difficulté) soit une mission de combat. Le commandement répartit les alertes à 2, 7 ou 15 minutes. En temps normal, un pilote est prêt pour l’alerte à 7 minutes et le second à 15 minutes. Les alertes à 2 minutes (le pilote est dans l’avion, brêlé2 et prêt à mettre en route) sont souvent conduites lors de rassemblement important de personnes comme lors de la Coupe du Monde de Rugby, une réunion du G8 ou un risque connu des autorités. 7 minutes vont s’écouler entre le temps où la sirène retentit et le moment où l’avion prend son envol. Le premier pilote est donc déjà équipé (anti-G et jambière pour le siège éjectable) pour grimper dans l’avion avec casque et Mae-West 3. Les deux pilotes vont se relayer pour prendre tour à tour l’alerte à 7 et 15 minutes. Avec lui, trois mécaniciens : un « pistard », un armurier, et un électricien ou un spécialiste des systèmes de navigation et d'armement, qui eux aussi prennent l'astreinte à tour de rôle, par équipes. Au décollage le pilote ne connaît pas encore sa mission et ni sur quel appareil porte l’intervention mais le contrôleur lui donne un cap d’interception. La mission n’est connue que pendant le vol vers l’avion suspect ou en difficulté. Si l’avion est en détresse, le chasseur à l’aide du contrôle va faire son possible pour que l’appareil atterrisse sain et sauf en vérifiant par exemple l’intégrité de l’avion de ligne avant son posé. Véritable mission interministérielle de service public, la protection de nos concitoyens nécessite une réactivité et une disponibilité permanente du dispositif aérien. Cette protection assurée par ces soldats de l’ombre, est peut-être trop méconnue du grand public...
J. Troy le 07/01/2008 1 - permanence opérationnelle / 2 - le pilote a son harnais attaché / 3 - bouée de sauvetage
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