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Le tir air-air |
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Chaque pilote de défense aérienne doit obtenir une qualification tir air-air. Elle fait partie des aptitudes à avoir pour prétendre à la qualification de pilote de combat opérationnel. Cet exercice est mené sur la Base Aérienne 126 de Solenzara où les escadrons investissent les lieux pour deux à trois semaines environ. La « campagne de tir » est l’occasion pour les escadrons opérationnels d’exercer leur compétence en tir air-air mais aussi en tir air-sol grâce au champ de tir de Diane situé à quelques kilomètres au nord du terrain. Elle permet aussi de démontrer leur capacité de déploiement sur une autre base.
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Chaque matin l’escadron au complet assiste au briefing météo. Autant dire que sur l’Ile de Beauté, les conditions de vol sont en général idéales pour ce genre d’exercice. Puis très vite, les premiers avions décollent en patrouille de deux pour effectuer les premiers tirs précédés de l’avion biroutier qui tracte la cible : la TAC100. Celle-ci est constituée d’un système acoustique, au bout d’un câble de 500m. Elle va permettre d’ « écouter » les obus dans une zone de 10m de diamètre. Arrivés en zone de combat à 25 miles nautiques à l’est de la côte, le biroutier commence un virage constant en descente. Dés l’acquisition visuelle du biroutier, les Mirage 2000C forment alors une noria (une rondelle qui permet d’alterner les passes de tir sans perdre de temps) pour tirer avec leur 2 canons de 30mm. Les premières missions pour les jeunes pilotes sont effectuées en tirs fictifs : tirs caméras. Elles seront débriefées minutieusement au sol par les leaders afin d’améliorer la technique de visée et la trajectoire à adopter tout en assurant la sécurité des vols. Dés que le stagiaire a acquis cette technicité il est envoyé pour son premier tir réel. Le but est que le système acoustique « écoute » aux moins deux obus dans un rayon de 6m pour que le tir soit réussi. Il faut piloter la trajectoire des obus pour arriver par-dessus la cible (par mesure de sécurité, si elle devait se décrocher) au bon moment. Les pilotes disposent d’une fenêtre de tir réduite où tout doit coïncider : la bonne vitesse, la distance, l’étagement et l’angle entre l’axe de la cible et la trajectoire avion. Cela demande un pilotage souple et très précis. La cible doit être amenée très doucement dans le viseur, et il faut faire preuve d’un maximum de dextérité pour faire du « score ». A l’issue de la journée, un débriefing général est planifié pour relater les événements de la journée et visualiser des passes de tir pour y faire quelques commentaires. Des séances de sport sont organisées pour le maintien en forme. Le soir les jeunes pilotes en instruction, les PIM, sont chargés d’organiser les animations pour renforcer la cohésion au sein de l’unité. J. Troy le 12/11/2007
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