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La Resco |
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La sauvegarde des pilotes et des membres d’équipages, pendant un conflit extérieur, est essentielle compte tenu du poids politique et du poids de l’opinion générale qu’aurait la capture de pilotes français en territoire hostile. C’est pour cela que certains pays comme la France ont décidé de créer une unité préposée aux missions de "Personnal Recovery " comportant la S.A.R. (Search And Rescue), la C-S.A.R.(Combat S.A.R. ou RESCO : Recherche Et Sauvegarde au Combat) et la « Combat Recovery » (Recherche et extraction de personnels au combat) nouvelle capacité dont s’est dotée l’Armée de l’Air fin des années 90. L’Escadron d’Hélicoptère 1/67 « Pyrénées » basé sur la B.A.120 de Cazaux, est l’unité en charge de ces missions.
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Le « Pyrénées » est composé de 8 SA 330 Puma RESCO et 6 EC725 HUS (hélicoptère d'Unités Spécialisées) « Caracal ». La Mise en Service Opérationnel de ces derniers s’est déroulée mi-2006. Les EC725 sont la dernière variante développée à ce jour pour le Combat SAR. Ces hélicoptères ont une capacité tout temps, un rayon d’action supérieur à 350 km et ravitaillables en vol. Ils sont équipés de systèmes des plus perfectionnés pour la mission : caméra thermique avec télémètre laser, radar météorologique et de recherche et de deux treuils. Pouvant être confrontés aux tirs ennemis, les « Caracal » sont munis de systèmes d’autoprotection : détecteur d’alerte radar, détecteur d’alerte missile, détecteur d’arrivée missile, lance leurres, deux mitrailleuses et un blindage protégeant les éléments vitaux de l’hélicoptère. Leur système de communication et de navigation est à la pointe permettant d’atteindre un point précis à la seconde près (au rendez-vous fixé avec le rescapé son vol). De ce fait, les hélicoptères de la RESCO requièrent un équipage plus important, comparé à la mission de S.A.R. (qui elle se déroule en temps de paix) : un pilote, un copilote, un mécanicien de bord, un treuilliste, trois commandos et un plongeur. Les pilotes proviennent tous de la mission S.A.R. et doivent passer les qualifications avant de pouvoir intervenir dans une mission RESCO. Ils sont peu, moins de vingt personnels navigants, et volent environ une centaine d’heures par an. Les commandos dépendent des CPA 20 et CPA 30 (Commandos Parachutistes de l’Armée de l’Air) stationnés sur les Bases Aériennes respectivement de Villacoublay et de Bordeaux. Pour ceux qualifiés RESCO, ils sont appelés à se rendre sur Cazaux très souvent pour l’entraînement. La mission C-S.A.R. se déroule généralement de nuit. 2 appareils sont nécessaires pour aller à la rencontre des survivants d’une éjection. Avant d’atteindre la zone de récupération, tout est d’ores et déjà prêt dans la cabine : le treuil est sorti et prêt à fonctionner, les commandos sont sur le point de bondir hors de l’aéronef pour sécuriser la zone et le pilote a mis le PLS (Personnal Locating System) en service pour détecter la balise du rescapé. Équipés de jumelles de vision de nuit, les pilotes recherchent le rescapé dans la direction du signal. Arrivant à la verticale de la position les commandos s’extraient de l’appareil le long d’une corde. A genou, les mains sur la tête, le pilote éjecté répond aux questions des commandos selon les informations qu’il avait données avant le vol. Les réponses elles-mêmes codifiées certifient que le pilote est allié. Lorsque les commandos sont libérés de quelconque doute, ils peuvent commencer le rapatriement et risquer la vie de tout l’équipage dans l’hélicoptère pour sauver une vie. L’expertise des équipages et leur dévouement au service des pilotes et navigateurs opérant en territoire ennemi, pour mener à bien une éventuelle mission RESCO, vont permettre aux militaires chargés d’une mission de se délester d’un stress supplémentaire en ayant une entière confiance en leurs anges gardiens... J. Troy le 16/07/2007
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