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Les Pôles de Compétitivité, explication & premier bilan |
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Les pôles de compétitivité ont été mis en place en 2004 dans le but de redonner de la compétitivité aux territoires français et de créer des zones d'excellences à visibilité mondiale dans des domaines d'activités bien précis. Aerospace Valley, le pôle lié à l'aéronautique qui regroupe les principaux acteurs du secteur situés en Aquitaine et Midi-Pyrénées, est un des exemples les plus aboutis qui a permis de donner une stratégie et une visibilité pour le développement et la pérennisation de l'activité aéronautique dans le sud-ouest de la France. Voyons donc quel est le concept et à quoi servent ces pôles économiques particuliers... |
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Sur le modèle des Clusters, terme inventé par le professeur Michael Porteur de l’Université d’Harvard et mis en place outre atlantique il y a de nombreuses années, l’objectif des pôles de compétitivité est de mettre en réseau les acteurs du développement (industriels, entreprises, état, laboratoires de recherche, instituts de formation) pour permettre, par un effet de décloisonnement, de promouvoir et encourager l’innovation dans le cadre d’une nouvelle stratégie industrielle tournée vers la mondialisation et le maintien de la compétitivité de nos territoires. Le concept doit permettre, dans une logique territoriale et sectorielle, d’encourager les partenariats, les synergies et le partage de technologies et de savoir faire. Ainsi, tout un domaine économique doit bénéficier de retombées en terme de productivité, d’innovation, de visibilité sur les marchés et donc au final de la création de nouveaux avantages concurrentiels. Lors de la création des pôles de compétitivité, les pouvoirs publics et les entreprises ont défini les principales priorités que devaient rapidement atteindre ces entités nouvelles. Les pôles devaient être mis en oeuvre à partir d’une relation de proximité territoriale permettant un rapprochement des moyens et des hommes autour d’un projet commun. Cet aspect territorial était important puisque il engendrait une spécialisation géographique et industrielle des pôles facilitant le décloisonnement et la mise en réseau comme l’ont expérimenté les américains dans la Silicon Valley. Les exigences principales étaient la création d’activités et de projets à forte valeur ajoutée, la création d’emplois hautement qualifiés et d’avantages concurrentiels pour redonner de la compétitivité à l’industrie Française qui, peu spécialisée, avait certaines difficultés à faire face aux défis de la mondialisation. Les autorités qui ont créé les pôles de compétitivité ont présenté deux points essentiels pour la réussite de ceux-ci. D’une part, ils devaient être structurés de façon claire et la gouvernance devait être assurée par des petits groupes réactifs et proactifs pour capter les nouvelles tendances, décider efficacement et mettre en oeuvre rapidement des solutions opérationnelles. D’autre part, la qualité devait être un pilier des pôles puisque le respect des normes et la satisfaction des clients sont des variables essentielles dans des activités ayant trait à des domaines de pointe et très concurrentiels. Le dispositif devait être un des systèmes clé mis en place par le gouvernement dans la programmation industrielle Française à moyen et long terme et devait donc produire rapidement des résultats tangibles pour accompagner la mondialisation, bénéficier du marché mondial, ralentir les délocalisations et générer des emplois locaux stables et qualifiés. Trois ans après leur mise en oeuvre, le constat que l’on peut dresser n’est bien sûr que partiel puisque tous les effets induits n’ont pas encore été générés et que le dispositif est actuellement en fin de mise en place. Cependant, si l'on se concentre sur l'activité aéronautique, Aerospace Valley regroupe aujourd'hui 94000 emplois, 1300 établissements, 8500 emplois dans la recherche ce qui lui confère la position de premier pôle français d'enseignement supérieur. Par ailleurs, de grands noms de l'aéronautique font partie du pôle (avec notamment EADS, Airbus, Dassault, Air France, Thales pour ne citer qu'eux) mais la vraie force de ce type d'initiative est que ces grands noms sont associés au sein d'un même groupement à la multitude de sous-traitants et de PME du grand sud-ouest. Cette mise en réseaux, coordonnée avec une politique de recherche volontaire, permet de multiplier les initiatives conjointes et de mieux structurer et manager le développement d'une industrie au sein d'un territoire. Il en résulte une meilleure coordination, la création de synergies, la concentration de l'innovation et une visibilité internationale ce qui entraîne la croissance de la compétitivité du territoire considéré. Grâce à cette politique, les responsables d'Aerospace Valley - et notamment son dirigeant Jean-Marc Thomas (Airbus France) - espèrent créer sur 20 ans 40 à 45000 emplois et se sont donnés six objectifs communs: Conforter la première place mondiale en aéronautique civile, s’affirmer en tant que capitale européenne de « l’Espace au service des Hommes », renforcer une position d’excellence dans les systèmes embarqués, devenir un pôle de formation et de recherche de référence mondiale, Valoriser le potentiel d’innovation des PME et start-up en aéronautique, espace, systèmes embarqués et combattre les menaces potentielles sur les entreprises de la « supply chain » i.e. anticiper les évolutions lourdes (matériaux composites, etc.) et accompagner le développement des entreprises. Affaire à suivre... S. Wurmser le 17/03/2008 Informations complémentaires sur http://www.aerospace-valley.com
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