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Pourquoi le prochain président peut changer l’aéronautique |
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Les plus pessimistes disent que la politique ne peut plus rien changer, les plus modérés pensent que le pouvoir des états pèse aujourd’hui un moindre poids que par le passé. Ainsi, le ou la prochain(e) Président(e) pourra-t-il jouer un rôle dans l’avenir de l’activité aéronautique, tant civile, que militaire ou privée. La réponse est clairement affirmative puisque l’exécutif possède encore dans notre pays nombre de prérogatives qui lui permettent d’agir sur un secteur d’activité ou un domaine bien précis.
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Et en premier lieu en ce qui concerne l’industrie, ce qui a pu être vérifié lors de la campagne au long de laquelle chacun avait sa proposition concernant les grands dossiers en souffrance. Les responsabilités économiques liées à la fonction présidentielle permettront de dessiner une politique industrielle différente qui influera sur le secteur dans son ensemble et qui devra répondre aux questions posées par l’exposition aux chances et aux menaces d’un marché international mondialisé. Par ailleurs, nombre de dossiers, et notamment la relance d’Airbus, la concentration des équipementiers ou la poursuite des pôles de compétitivité seront des variables clés sur lesquelles le nouveau gouvernement aura un poids et une responsabilité pour créer et valoriser l’industrie de demain. Dans le domaine militaire, les principaux programmes sont déjà avancés ou signés et les décisions d’arbitrage sont prises sur le long terme par les fonctionnaires de la DGA et du Ministère de la Défense. Néanmoins, le nouvel exécutif devra continuer l’intégration des Rafales, des Tigres et des NH-90, se prononcer sur la décision de construire ou non un deuxième porte-avion, préparer la défense des années futures ou encore sortir Galiléo de la crise dans laquelle il est plongé depuis de trop longues années. Les compagnies aériennes aussi seront impactées. Il a récemment été montré qu’en terme de sécurité, les lois peuvent avoir des conséquences importantes sur tout le secteur, avec des dispositifs spécifiques dont certains sont indispensables et d’autres accessoires ou inefficaces. Le nouveau gouvernement sera par ailleurs en charge de la politique de développement du territoire, de la gestion du nouveau ciel Européen et transatlantique, de la politique fiscale liée au kérosène, aux taxes d’atterrissage et à la sécurité. Nous savons que les politiques mises en place ont un pouvoir important sur l’activité des compagnies, et cela a récemment été vérifié avec la taxe pour les pays en développement, louable au demeurant mais dont on explique mal pourquoi le domaine aérien en aurait exclusivement la charge. Ces quelques points - auxquels on pourrait ajouter les budgets de la recherche, la réforme de l’éducation supérieure, les décisions prises dans le cadre de l’actionnariat d’état, ... - prouvent que la politique a plus que jamais un rôle clé sur l’avenir du domaine aéronautique en France et en Europe. Espérons alors que celui ou celle qui aura dans quelques jours, grâce à vous tous, les clés de l’action politique nationale, saura les utiliser à bon escient pour faire fructifier les atouts et les forces de nos industries et de nos compagnies au plan mondial. « Vive l’aéronautique et Vive la France » ! S. Wurmser le 25/04/2007
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